Projet travaux
Site de Domfront

Le 1er Octobre 2008, une nouvelle blanchisserie centrale a été ouverte sur le site de Domfront.
Les locaux neufs et entièrement rééquipés selon les nouvelles technologies en cours permettent de traiter le linge en accord avec les procédures « qualité » actualisées (RABC). La structure prend en charge la production de l’ensemble du linge du CHIC des Andaines ( 1200 Kg/jour ) à l’exception du linge « grand plat » (draps et alèzes) qui est sous-traité par un prestataire externe. Coût total « travaux et équipements » : 710 000 euros

1.Octobre 2008 : début des travaux de restructuration et de mise en conformité de la pharmacie du site de Domfront pour une amélioration de la dispensation des médicaments et des dispositifs médicaux aux services de soins et services EHPAD. Le coût de l’opération est évalué à 240 000 euros. Livraison en janvier 2009.

2.Sur la période 2011/2014: Opération de modernisation de l’établissement d’hébergement des personnes âgées dépendantes Val Fleuri. Le projet est actuellement au stade du concours pour la désignation de l’architecte.
Le coût de l’opération travaux est évalué en 2007 à 8 700 000 euros.
Cette opération de grande envergure a pour but de regrouper les 120 lits de la Maison de santé du Val Fleuri et les 30 lits de la Maison de retraite. Au total une opération de modernisation de 150 lits par réhabilitation et construction neuve.
Cette nouvelle structure comportera 2 unités de 14 lits « Alzheimer » et 5 lits « accueil temporaire ».


Site de La Ferté Macé

1.Réhabilitation du bâtiment anciennement « chirurgie/maternité »
Trois opérations ont été finalisées et inaugurées en mars 2008 :
- La réhabilitation du service des urgences
- La création du tunnel de décontamination NRBC (risques nucléaire, radioactif, bactériologique et chimique)
- La réinstallation des consultations externes et du Centre Périnatal de Proximité
- La nouvelle installation des deux services de médecine A et B sur deux étages différents avec l’apport de 10 lits supplémentaires sera finalisée en décembre 2008.
Coût total de l’opération : 3 800 000 euros


2.Début de la réhabilitation des deux anciens services de médecine dès janvier 2009 pour un coût finalisé de 2 150 000 euros.
Le service de lymphologie de 10 lits, présent actuellement dans le bâtiment de SSR convalescent, y sera déplacé avec l’apport de 5 lits supplémentaires.

3.Réhabilitation du service de Soins de Suite et Réadaptation Convalescent qui comporte actuellement 40 lits auxquels s’ajouteront 10 lits supplémentaires.
Opération de 3 050 000 euros sur une période allant de 2010 à 2011

4.Modernisation de la Maison de retraite avec réhabilitation de 45 lits et construction neuve pour 53 lits. Cette opération se déroulera sur 3 phases successives durant 36 mois.
Son coût est de 6 910 000 euros. Actuellement la procédure de marché des travaux est cours de finalisation. Les travaux débuteront au 1er septembre 2008 pour une ouverture finalisée en septembre 2011.




Programmation EHPAD
Points communs aux deux projets de modernisation du Val Fleuri de Domfront et de la Maison de Retraite de La Ferté-Macé


La majorité des lits actuels des EHPAD du CHIC des Andaines (hors Maison de Santé construite en 2004) ne répondent plus aux exigences de confort et de sécurité auxquelles doivent prétendre les personnes âgées aujourd’hui. Le programme contenant les objectifs et exigences nécessaires aux deux projets de modernisation a été réfléchi et élaboré par les équipes médicales/soignantes et la Direction des travaux en collaboration avec la Direction Départementale de l’Equipement (conducteur des opérations).

La synthèse de ce programme est déclinée ci-dessous.

LES OBJECTIFS
Objectif global
L’établissement doit être un hôtel de santé pouvant assurer une prise en charge modulée de chacun des résidents dans un cadre de vie chaleureux, accueillant, clair, ouvert et agréable à vivre.
Il doit traduire par son organisation et son architecture toute la réflexion menée par le personnel dans le cadre de son projet de vie et de son projet de soins conformément aux dispositions de l’annexe de l’arrêté du 26 avril 1999 du ministère de l’emploi et de la solidarité, et à la charte des droits et libertés de la personne âgée dépendante.

Objectifs spécifiques à l’égard des résidents
La priorité est de faire qu’en dehors du confort matériel, qu’il est normal de trouver en début du XXI ème siècle dans une maison de retraite, le pensionnaire se sente chez lui. Il faut qu’il ait envie d’y vivre et donc que l’établissement suscite des intérêts.
Le pensionnaire doit, tout à la fois, pouvoir jouir des côtés positifs de la vie en collectivité tout en pouvant, s’il le désire, se retirer pour être seul ou recevoir famille ou amis dans l’intimité.
Il convient donc de bannir tout ce qui peut rappeler une organisation collective, en fuyant la répétitivité et l’uniformité. En particulier, il faut réduire au strict minimum les passages, les couloirs.Trouver les éclairages qui ne rappellent pas les locaux à usage collectif, varier les agencements des chambres, éviter les alignements de pièces uniformes, débouchant sur des couloirs rectilignes.
L’architecture de la maison de retraite d’aujourd’hui ne doit pas figurer un établissement d’hébergement collectif, mais concrétiser une juxtaposition de « chez soi ».

Objectifs spécifiques à l’égard de la vie extérieure
La vie extérieure doit « pénétrer » dans l’établissement et la coupure avec la vie active du dehors doit être la moins lourde possible.
De l’extérieur, l’établissement doit être tout aussi attractif que de l’intérieur et là encore, inviter aux échanges et susciter l’intérêt. A ce titre, il est envisagé d’ouvrir le restaurant de la maison de retraite aux familles des pensionnaires.

LES EXIGENCES RETENUES

Secteur accueil

L’entrée principale est protégée par un sas. Elle est parfaitement identifiable et accessible (accès de plain-pied ou aménagement d’une rampe à pente douce inférieure à 5 %). Elle comprend, en retrait des axes de circulation, une zone d’attente équipée de sièges. L’accueil, zone naturelle de mouvement, fait l’objet d’une recherche particulière. Chargé d’une forte signification psychologique, cet espace doit être conçu comme un lieu convivial, chaleureux et suffisamment spacieux. La zone d’accueil dessert directement les services généraux.

Secteur hébergement

Outre les chambres, chaque unité de vie comportera une salle à manger avec office, deux salons de rencontre, ainsi que ses propres locaux de fonctionnement sanitaires et techniques.
Quant aux unités « ALZHEIMER » la structure, en dehors des chambres, devra permettre durant la journée un regroupement des personnes désorientées dans un espace de déambulation clos, continu (sans « cul de sac), conçu de manière à créer un espace sécurisant pour le type de population accueilli et de surveillance facile pour le personnel.
L’unité devra s’ouvrir de plain-pied sur un espace extérieur aménagé en jardin fermé, commun ou individualisé pour chaque sous unité.
Ce lieu de vie sera autonome sans être isolé des autres services, pour favoriser l’ouverture vers les autres résidents.
Les équipements des chambres et cabinets de toilette seront automatisés. Les accès seront sécurisés.

                        Répartition des lits

Compte tenu de l’état de dépendance des personnes hébergées, la formule chambres individuelles plutôt que les chambres doubles doit être privilégiée. Toutefois, le projet comportera dans chaque unité de vie deux chambres communicantes afin de favoriser un rapprochement familial (couple ou fratrie). La surface d’une chambre à 1 lit est de 20m² minimum. Les chambres sont équipées de placard, télévision, téléphone et de fluides médicaux.

                        Cabinet de toilette

Toutes les chambres doivent être équipées d’un cabinet de toilette comportant une douche avec siphon de sol, munie d’un siège, un lavabo et un WC. Il doit être conforme aux normes prescrites pour les personnes handicapées.

                        Accès des chambres et des cabinets de toilette

Une largeur de 1,10 m est utilement retenue pour l’accès des chambres (portes à un vantail). Le cabinet de toilette doit être accessible en fauteuil roulant. La porte du cabinet de toilette doit être équipée d’un système de déverrouillage et battre, pour des raisons de sécurité, vers l’extérieur. Des barres d’appui et de relevage doivent être prévues.

                        Dispositif d’appel et éclairage

Il est disposé à portée de chaque tête de lit ainsi que dans tous les sanitaires, un dispositif permettant d’appeler le personnel en cas de besoin. Par ailleurs, il est installé à portée de chaque tête de lit un système d’éclairage individuel permettant la lecture. En outre l’éclairage en plafond devra être modulable en intensité.

                        Fenêtres

Les fenêtres des chambres doivent comporter un système électrique d’occultation efficace, éventuellement combiné avec une protection solaire.

                        Allèges et barres d’appui

Les allèges et les barres d’appui, de section réduite au minimum, doivent être conçues de manière à ne pas obstruer le champ de vision de la personne âgée et l’empêcher de profiter de l’environnement extérieur, y compris en position assise ou alitée.

Secteur de vie communautaire et restauration.

                        Salle d’animation – salons – point de rencontre.

L’ensemble des locaux de vie doit offrir aux résidents un cadre de détente (lecture avec coin bibliothèque, conversations, télévision, musique) et de loisirs (jeux de société). Ces espaces sont également utilisables pour des activités d’ergothérapie (tissage, ouvrages décoratifs ou artisanaux) et de détente collective telle que la gymnastique. Une office tisanerie, éventuellement aménagée en bar, permet l’organisation de goûters, la préparation de boissons… Il faut éviter tout ce qui peut donner une impression impersonnelle. Ce secteur est organisé en plusieurs espaces communicants, suffisamment isolés sur le plan phonique. Il faut limiter les vestibules et les couloirs. On doit entrer directement dans l’ensemble des salons que l’on traverse en passant devant les zones affectées aux diverses occupations. Il est souhaitable que la position de certaines zones de détente permette de les utiliser en extension de la salle à manger, et réciproquement d’autoriser l’utilisation de cette dernière pour certaines activités collectives telles que des séances de projection. Il est conseillé dans les établissements à plusieurs niveaux, et à chaque étage, une petite zone de détente constituée en général par un élargissement des circulations et contribuant à en rompre la monotonie.


                        Salle à manger.

La salle à manger constitue un volume unique. Sa conception doit permettre : . l’utilisation de fauteuils roulants, . l’adaptation de la capacité apparente au nombre de convives présents à chaque repas (jeux de cloisons mobiles…) . l’organisation des repas à l’occasion de fêtes, anniversaires. La salle à manger doit être conçue de façon à donner à ce local un caractère convivial. Elle doit permettre une large ouverture visuelle sur l’extérieur. La correction acoustique des plafonds et des parois doit être étudiée pour réduire le niveau sonore au moment des repas. La salle à manger est communicante avec un office séparant les fonctions « propre/sale ».

                        Salle de kinésithérapie.

La salle de kinésithérapie, dont l’aire centrale est réservée aux activités de rééducation éducatives et collectives, comprend une cabine de massage.