Centre Hospitalier InterCommunal des Andaines
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Axe 2 : optimiser les pratiques soignantes

 

Le constat et les enjeux
 
Le soin est placé au centre du projet d’établissement, du contrat pluriannuel d’objectif et de moyens et s’inscrit dans un réseau de soin. Ce réseau de soin comprend tous les professionnels de santé intervenant auprès des usagers.

Le soin s’inscrit dans les évolutions de l’environnement propre au système de santé qui sont d’ordre à la fois :

• Culturel :
- Évolution des attentes des usagers : droits des patients, commission des usagers…
- Développement et enrichissement d’une culture qualité chez les professionnels de santé.
• Politique et économique :
- Réforme de la gestion et du financement des établissements de santé : certification, T2A, gouvernance, SROSS…
- Réforme de l’assurance maladie.
• Démographique et sociologique :
- Vieillissement de la population.
- Pénurie de professionnels de santé.
- Évolution des modes de vie.
• Scientifique et technique :
- Développement des techniques médicales de plus en plus pointues induisant des durées de séjours plus courtes, nécessitant une adaptation des compétences et modifiant les modes de prise en charge.
• La pratique du soin :
- S’appuie sur des références professionnelles et des normes réglementaires garantes d’une qualité technique (décrets, circulaires, recommandations, référentiels : procédures, fiches techniques…).
- Fait l’objet d’évaluations régulières et de réajustements.
- Se réalise dans un engagement relationnel soignant soigné respectueux. Le comportement du soignant est attentif et empathique.
- S’enrichit de la compétence et de la créativité du professionnel en situation.
Le soin est complexe, évolutif et indissociable d’une démarche de réflexion et de recherche, multidisciplinaire, prenant en compte la réalité du terrain (usagers, professionnels).
Les axes de progrès à développer

Dans le cadre de l’élaboration de ce projet de soins, plusieurs actions sont retenues :

  - Favoriser la lutte contre la douleur, selon :
- l’article L.1110-5 du code de la santé publique « Toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée ;
- l’article L.11312-4 du code de la santé publique : obligation d’un CLUD ;
- le plan d’amélioration 2006-2010 de la prise en charge de la douleur ;
- la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé ;
- le critère IPAQH de l’HAS.

  - Favoriser la Bientraitance, selon les priorités nationales :
 
La bientraitance est une forme d’action de chacun (chaque professionnel) et de tous (service, établissement) pour promouvoir le bien concret de chaque individu accompagné, tout en en gardant à l’esprit les risques possibles de maltraitance. La bientraitance n’est pas l’absence de maltraitance, ni sa prévention. C'est à la fois une intention positive (aller vers le mieux pour une personne) et un/des acte(s) concret(s) pour réaliser cette intention.
- Plan solidarité grand âge (2007-2012), présenté publiquement le 27 juin 2006 par le ministre Philippe Bas ; augmenter le personnel en fonction des soins à apporter en passant d’un ratio moyen tous personnels confondus de 0,57 à 0,65 pour un résident et à 1 pour 1 si le GMP (Gir moyen pondéré) est supérieur à 800.
- Plan de développement de la bientraitance et du renforcement de la lutte contre la maltraitance de l’ANESM ;
- Les objectifs qualités : critère de la V2 de la procédure de certification chapitre 3 références 21a, 21c, en lien avec le projet médical et/ou les instances hospitalières.

  - Favoriser l’éducation thérapeutique, selon :
 
L’éducation thérapeutique est un ensemble de pratiques visant à permettre au patient l’acquisition de compétences, afin de pouvoir prendre en charge de manière active sa maladie, ses soins et sa surveillance, en partenariat avec ses soignants.
L’éducation thérapeutique s’adresse aux patients atteints essentiellement de maladies chroniques (par exemple diabète, asthme, insuffisance coronarienne, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale chronique), mais aussi de maladies de durée limitée (par exemple, épisodes pathologiques nécessitant un traitement anticoagulant ou antalgique prolongé). Les pathologies en cause sont souvent asymptomatiques en dehors de leurs manifestations initiales, mais elles nécessitent au quotidien de la part des patients une adhésion étroite aux diverses modalités du traitement et de la surveillance (prise de médicaments, suivi de régime, auto-surveillance de paramètres biologiques, etc.), afin d’éviter la survenue de complications.
- L’organisation Mondiale de la Santé (OMS) a souligné quatre points importants sur l’éducation thérapeutique des patients. (d'après World Health Organization :Therapeutic patient education. Continuing education programmes for health care providers in the field of prevention of chronic diseases. Octobre 1998) :
 
- Former le malade pour qu’il puisse acquérir un savoir faire adéquat, afin d’arriver à un équilibre entre sa vie et le contrôle optimal de la maladie.

- L'éducation thérapeutique du patient est un processus continu qui fait partie intégrante des soins médicaux.
 
- L'éducation thérapeutique du malade comprend la sensibilisation, l'information, l'apprentissage, le support psychosocial, tous liés à la maladie et au traitement.

- La formation doit aussi permettre au malade et à sa famille de mieux collaborer avec les soignants.

  - Favoriser la prestation repas, selon:
 
La qualité de la prestation, les aspects diététiques et le respect des normes HACCP² en matière d’hygiène constituent les objectifs de l’organisation de la restauration. Les atteindre exige une bonne coordination entre les différents intervenants qui concourent à cette prestation essentielle pour le confort des patients : les horaires des repas (qui dépendent étroitement de l’organisation et des horaires de travail de la cuisine et des services cliniques), les recommandations diététiques (qui découlent des informations transmises par les équipes de soins) ou encore le respect des normes HACCP auxquelles doivent également veiller les personnels des services cliniques.
 
Enfin, la recherche d’une meilleure productivité figure également parmi les préoccupations des professionnels qui veillent à trouver un équilibre entre une organisation efficiente sur le plan économique et aussi susceptible de répondre aux attentes et aux besoins spécifiques des patients hospitalisés qui constituent une clientèle toute particulière.
 
Les établissements s’attachent à concilier ces quatre impératifs en optant pour différentes modalités organisationnelles : liaison chaude et/ou froide, existence d’une cuisine centrale avec ou sans cuisines relais, fabrication répartie sur 4, 5 ou 6 jours, informatisation des commandes de repas, concession intégrale ou partielle à des entreprises privées, diversité des options retenues pour acheminer les repas dans les services (une seule ou plusieurs livraisons par jour).

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